volonté de liberté

Je lis un texte d’un ami sur la volonté.
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Lent par nature, je mets quelques jours à digérer ce texte. J’entends par digérer, cette phase où les idées de l’autre fertilisent le champ des miennes.
Les idées n’ont de valeur que la mesure où elles s’enrichissent, croissent et se multiplient.
Une pensée en elle-même ne vaut rien en elle-même, pas plus en tout cas un gros sac de fertilisant. Inutile, voire toxique s’il n’est pas utilisé comme il se doit.
La volonté donc.
La volonté que je passe au spectre de mon idée fixe, la liberté.
D’instinct, l’intuition dicte un lien de famille entre ces deux idées.
La liberté n’est rien sans la volonté.
La volonté est sans objet si elle ne voyage pas avec sa cousine, la liberté.
Poussons un peu.
La volonté de liberté.
La liberté de vouloir.
Les hommes naissent libre.
Mon cul.
Les hommes ne naissent pas libres du tout.
Ils naissent dépendant. Dans le règne animal, rares sont les bestioles qui naissent moins libres que les humains. Leur atout devient leur principale chaîne. Leur grosse tête, an fait les plus prématurés des animaux, incapables de se mouvoir, incapables de nourrir, incapables de presque tout.
L’homme nait donc dépendant.
L’enfance ne fera que les conforter dans cette position.
Dépendance aux parents, aux règles sociales puis dépendants et soumis aux sollicitations économiques, publicitaires.
La reconnaissance sociale, l’une des marches de la pyramide de Maslow, enseigne à l’individu à répondre aux ordres sociaux, le doigt sur la couture du pantalon.
Chaque individu porte pourtant en lui-même cet instinct de liberté.
Les publicitaires l’ont parfaitement assimilé. Cela nous donne des slogans du genre « think different, think Pepsi ». Autre exemple, celui –effrayant- du jeune cadre qui semble vouloir s’émanciper en flanquant toutes ses affaires en l’air, pour rentrer gentiment dans le rang, la tête basse, quand il voit une audi passer.
On flirte avec le cynisme le plus sordide.
La liberté est inscrite en nous.
Mais tout tend à nous l’enfoncer dans la gorge.
C’est là qu’intervient la notion de volonté.
La liberté dans le contexte que nous connaissons n’a rien de naturel.
Elle ne peut être que le produit de notre volonté.
Encore faudra-t-il passer outre tous les leurres et les pièges que toute notre éducation et toutes les sollicitations extérieures nous tendent.
La liberté d’être soi et de s’accomplir se conquiert tous les jours.

4 Réponses vers “volonté de liberté”

  1. Les hommes du Marketing ont surtout compris un principe simplissime
    Tester
    Mesurer
    Ajuster

    Ce concept est applicable à la volonté, à la liberté et à la dépendance…
    Dans le cas de ton ami, maintenant qu’il a testé et mesuré l’efficacité de sa volonté à suivre un régime, je l’encourage vivement à AJUSTER sa volonté à ce sujet ! S’il extrémise trop sa volonté, sa santé en patira et quelqu’un devra sursoir à sa volonté à lui pour reprendre le controle… Est-ce ce qu’il cherche ?

  2. lillithlanoire a dit :

    La liberté dans une situation de société (et à fortiori de société capitaliste) est-elle seulement possible? Peut-on se considéré comme libre lorsque l’ensemble de nos existences est déterminé par un ensemble de contrainte sociale, économique et politique (au sein premier du terme)? Au final, l’idéal de liberté n’est-il pas dans l’abandon de toute société, Ou peut-être dans une société librement choisie… mais choisi-t-on de naitre où l’on nait? Choisi-t-on aussi à sa naissance le régime économique de la planète,… nul ne peut échapper à son cynisme, je crois que l’on peut tendre vers la liberté, mais, à moins d’une révolution libertaire mondiale, nous ne l’atteindrons jamais, peut importe toute notre volonté…

  3. equateurdebalek a dit :

    La seule liberté est la liberté d’être. Devenir et être ce que l’on est. “Devient ce que tu es” disait l’autre.
    Là à mes yeux réside la véritable liberté. Il n’est alors pas question de société. Le plus vaste champs des possibles est en soi.
    L’outil du devenir n’est pas tant un outils externe (révolution etc.) qu’un outil interne : la volonté.
    Beaucoup pense que la liberté est ailleurs, qu’il faut tout changer, tout reconstruire.
    Je pense, peut-être ai-je tord, que l’ère des révolutions est révolu.
    Malgré tous les défauts que comportent la société telle que nous la connaissons (je parle ici de la société française), elle prête quand même à chaque individu une certaine liberté de penser et d’être.
    A chaque individu donc de s’en saisir, de l’élever, de la répandre si le désir lui en prend.
    La véritable révolution aujourd’hui est la révolution intérieur.
    Celle qui va renverser le pire des dictateurs, le pire de nos ennemis : nous-même.

  4. equateurdebalek a dit :

    ps : merci de ton commentaire Lilithla noire. :)

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